Né à Nice, parti vivre en Algérie à 10 ans, revenu en France à 17 ans — ma première vision a été la Promenade des Anglais et toutes ces filles insouciantes en bord de mer. Je découvrais l’émancipation de la femme. Mais j’ai vite vu le paradoxe : cette ouverture se refermait sur celles qui choisissent de suivre leurs convictions. Vois Les, c’est un regard sans jugement sur les femmes dans toute leur diversité — voilées ou dévoilées, libres de leurs choix.
Paroles
Vois-les, femmes de mille éclats,
Bravant le temps, traçant leur pas.
Reines, mères, audacieuses et fières,
Voilées, dévoilées, libres, elles traversent la lumière.
Leur cœur, un navire d’humanité,
Leur force, un vent de dignité.
À chaque étoile qu’elles font briller,
Se dessine l’espoir d’un monde éveillé.
Vois-les comme elles sont belles, allongées sur ces galets,
Elles sont comme des hirondelles : qu’un versant de bronzé
Et l’autre qui ne tient qu’à elles, de nous le dévoiler
Des fois, ne tient qu’à une ficelle, ce dos restant encombré
Vois-les dans cette vie mondaine, déambulant dans leurs tenues décontractées
Bravant le temps pour certaines, grâce à des artifices ignorés
Se levant tôt, certaines, pimpantes et pleines de projets
La vie leur appartient, avec peine, à la recherche de l’égalité
Vois-les, celles qui laissent sans voix, étincelante comme mille étoiles
Dans ces soirées animées de soie, sans faire tomber le voile
Reines cherchant un roi, pour une vie ou un instant royal
Elles repartiront encore une fois, en tissant une autre partie de leur toile
Vois-les à la tête des empires, maternelles, avec beaucoup d’audace
Toujours combatives face au pire, d’autres pensant que ce n’est qu’une farce
Jusqu’à ce qu’on voie que leurs dires, deviennent des actes efficaces
Leurs projets jamais ne virent, lorsque le vent leur vient de face
Vois-les répondre à la mère nature, donnant la vie en sourcillant,
Et accompagner leurs progrénitures, protégées dans un cocon,
Les cultiver jusqu’à l’âge mûr, que la fleur sorte de son bourgeon,
S’en souciant sans mesure ; petits devenus grands leurs donneront raison…
Vois-les celles qui font tourner les yeux, ces yeux voilés qui ne savent les regarder
Choisissant de suivre leurs vœux, et pas à ceux qui souhaitent les en dévier
L’incompréhension est un aveu, de ceux qui refusent de rêver,
Ils ne pourront être heureux que lorsque leurs paupières lourdes se seront levées
Vois-les, voilées ou dévoilées, cheveux au vent ou domptés
Toute voile au vent sans les arrêter, maîtrise le navire de la dignité
Cessons donc de les charrier, car seul leur cœur est à faire chavirer
Au-delà de l’horizon est né, ce qui n’est là que pour être dévoilé
